La French Fab : Nouvelle arme de l’industrie française

French Fab

Pour continuer sur la même lignée que le label de la French Tech lancé fin 2013 par Fleur Pellerin, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances d’Emmanuel Macron, a repris le flambeau en lançant ce lundi 2 octobre le concept de French Fab. Décrivons cette nouvelle vitrine internationale des savoir-faire industriels français.

 

Quel contexte ?

 

Depuis les années 2000, la valeur ajoutée créée par l’industrie française est restée stable et les outils technologiques ont un âge moyen de 19 ans. On est donc encore bien loin de « l’industrie du futur » dont parle Emmanuel Macron, ainsi que de l’industrie 4.0 de nos voisins allemands.

 

Qu’est-ce que le gouvernement propose ?

 

Pour que la French Fab et son coq bleu puisse bénéficier du même succès que le coq rose de Fleur Pellerin, sept défis sont à relever (dixit Bruno Le Maire) :

  • Priorité à la formation ;
  • Compétitivité fiscale (avec l’IS ramené de 33.33% à 25% ;
  • Baisse du coût du travail ;
  • L’innovation (avec la simplification du processus d’accès au Crédit Impôt Recherche en faveur des TPE/PME) ;
  • Mise en cohérence des filières ;
  • Une Europe unie et capable de peser lourd face aux concurrents ;
  • Retrouver une culture industrielle française pour que « ce coq bleu [chante] haut et fort à l’échelle de la planète toute entière ».

Au niveau de l’innovation, un fonds de 10 milliards d’euros sera normalement disponible dès le début de l’année 2018 et concernera seulement les innovations de rupture, c’est-à-dire les innovations technologiques qui changent radicalement et qui finissent par remplacer une technologie dominante sur le marché. Elle crée donc son propre marché.

 

Quels objectifs ?

 

En ce qui concerne le fonds pour l’innovation, Bruno Le Maire a précisé qu’il sera débloqué à hauteur de 200 à 300 millions d’euros par an et qu’ils seront investis dans des grands projets d’innovation de rupture. Le but est donc clair : innover sur la scène internationale et s’imposer en tant que « Startup Nation », selon les mots du président de la République.

Aucun objectif chiffré n’a encore été évoqué, mais un retour sur investissement doit surement être attendu de la part de l’Etat français lorsqu’il aura investi les 10 milliards d’euros promis.

 

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